Extérieur nuit

Ici le royaume des ombres et des fantômes décervelés.
La frontière semble si fine, que pour garder raison, l’on doit se figer.
C’est le temps de la pause longue, où l’on retient son souffle au risque de voir ce monde là devenir flou.
La toile sombre se troue parfois, les néons la transpercent, elle s’anime quand silhouette passe pour mieux disparaître au pas suivant.
C’est l’ambiguïté reine ou le règne de l’équivoque.
On s’y déplace à pas de loup, caché par la nuit comme le photographe sous le drap noir de sa chambre obscure.
Les limites s’y estompent et la liberté se gagne à voir ce que l’on veut dans cette noire matière première.
La réalité ne s’impose plus, elle propose, ses éclairages sont chiches et ses mystères profonds.
On est celui qui scrute, avide, les images oniriques de la lanterne magique.

[jj-ngg-jquery-carousel html_id=”about-jcarousel” gallery=”5″ width=”150″ height=”100″ visible=”6″ scroll=”1″]