La Photo comme un symptôme ?

Cette question depuis longtemps posée n’appelle pas de réponse mais plutôt un passage à l’acte insistant et répétitif, la prise d’instantanés, dont la satisfaction ne peut jamais advenir.

Il faut sans cesse retourner à la mine, l’outil à la main, et creuser, encore et encore, pour trouver ces pépites toujours inattendues, qui, si elles ont le mérite d’apporter quelque jouissance éphémère, laissent irrémédiablement un arrière-goût de vide.

N’y a-t-il pas plus loin, plus profond, plus ailleurs, l’image parfaite et pleine, celle qui hante les rêves et s’évapore à l’aube, à portée de main mais s’échappant toujours ?
Alors le besoin l’emporte sur la raison et la quête perpétuelle fait penser à ce voyageur portant sur son dos son bagage d’espoir absurde.

Dans ses souvenirs récoltés au gré de son errance, on y trouve de la lumière vive, des surfaces qui brillent, des sujets qui éblouissent, et des êtres vaporeux.
Tout un monde de l’entre-deux figé par l’image, un monde qui réconforte le voyageur à la façon d’un compagnon de route…